LE RADIS DE CRISTAL et DELUGE de MO Yan (1955-

Editions Philippe Picquier (2000) Prix 6.50€ ISBN 9782877305174

Editions Philippe Picquier (2000)
Prix 6.50€
ISBN 9782877305174

Si le nom de Mo Yan signifie en chinois « celui qui ne parle pas« , il n’utilise pas pour autant langue de bois. Né en 1955, dans une famille paysanne de la province du Shandong, en Chine Orientale, Mo Yan a fait de ce monde rural chinois et des épreuves qu’il a traversées tout au long du XXème siècle son sujet romanesque récurrent. L’action se situe plus particulièrement après l’avènement de Mao et de la république populaire de Chine en 1949. Entre fable et réalisme, ses romans s’attaquent aux tabous chinois : le sexe, le pouvoir et la religion.

En 1981, Guan Moye prend son nom de plume, Mo Yan et publie sa première nouvelle, Radis de cristal, qui donne son titre à ce recueil.

Cette nouvelle conte l’histoire d’un petit garçon, resté à la charge de sa belle-mère qui le maltraite. Le petit noiraud semble l’incarnation de la misère humaine : malingre, à moitié nu, il est rendu pratiquement muet par les coups et la faim… Malgré cela il conserve une extraordinaire faculté d’émerveillement devant les moindres beautés de la nature.

Extrait du Radis de Cristal :

« Il eut une vision d’une beauté hors du commun : l’enclume lisse reflétait un éclat bleu-noir et sur cette enclume aux reflets bleu-noir se trouvait un radis doré. La forme et la taille de ce radis le faisait ressembler à une poire juteuse de Laiyang. Il se terminait par une longue queue pourvue de quelques poils dorés comme ceux des moutons. Le radis était cristallin, luisant et délicatement ajouré. Sa peau transparente et dorée recouvrait un liquide argenté vivant. Sa forme était plaisante, gracieuse même et de sa cambrure fusait une lumière dorée. » (pp. 92-93).

La seconde nouvelle, « Déluge« , nous plonge dans l’évocation du passé et des origines mythiques du canton de Gaomi, « dans un monde ensorcelé où les histoires mystérieuses scintillaient au rythme des feux follets » (p. 140). L’histoire de l’installation d’un premier couple de colons chinois dans cette région désolée, infestée de marécages et de moustiques, et de la naissance de leur fils pendant une terrible inondation.

Auteur de 80 romans, dont une quinzaine traduits en français, Mo Yan a reçu le Prix Nobel de littérature en 2012. Ces deux récits sont l’occasion d’une toute première rencontre avec l’auteur.

D’autres textes de cet auteur : Le Clan du sorgho (Porté à l’écran sous le titre Le Sorgho rouge par Zhang Yimou en 1986), Beaux seins, Belles fesses et aussi La dure loi du karma.

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