LE RAVISSEMENT DES INNOCENTS de Taiye Selasi (1979 –

Editeur : Gallimard (4/09/2014) Collection : Du monde entier Prix 21.90€ ISBN 9782070142675

Editeur : Gallimard (4/09/2014)
Collection : Du monde entier
Prix 21.90€
ISBN 9782070142675

Traduit par Sylvie Schneiter, Ghana must go sorti en 2013 aux Etats Unis,  parait en France sous le titre « Le ravissement des innocents« . Il s’agit du premier roman de Taiye Selasi née à Londres d’une mère nigériane et d’un père ghanéen. Élevée en Amérique, elle vit aujourd’hui entre New York, Rome et Dehli.

Le ravissement des innocents met en scène les membres de la famille Sai d’origine ghanéenne installée aux Etats-Unis, disloquée à la suite de la fuite du père loin des siens. C’est l’histoire des ruptures et des déchirements qui se produisent au sein de cette famille et des efforts déployés par chacun pour œuvrer à la réconciliation.

Les expériences et souvenirs de chaque personnage s’entremêlent dans ce roman couvrant plusieurs générations et cultures, en un aller-retour entre l’Afrique de l’Ouest et la banlieue de Boston, entre Londres et New York.

Un roman bouleversant écrit dans une langue dont on savoure chaque mot.

Extrait p265 « Partis, ils étaient partis, les corps, les voix, un amant, quatre enfants, leurs battements de cœur, le bourdonnement, la chaleur, le mouvement et le murmure, la bousculade et le babillage, une rivière qui s’était tarie alors qu’elle pleurait. Elle resta. Une réplique ostensiblement seule, tel un objet abandonné la nuit sur une plage, soudain consciente du silence, de sa nouveauté, de son étrangeté, l’écho de sa solitude d’une clarté absolue. »

Repérée et soutenue par Toni Morrison, on retrouve un lien avec l’Oeil le plus bleu, premier roman du prix nobel de littérature 1993cité p165.

« A part les rastas, les vrais, les religieux, quelles Noires portent des dreadlocks? Celles qui fréquentent les facs essentiellement blanches, voilà lesquelles. Les dreadlocks sont la coiffure des Noires qui se comportent comme des Blanches. Une solution du Black Power au problème de l’oeil le plus bleu  : le désir d’avoir une longue queue de cheval qui se balance.« 

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