LE PEINTRE D’ÉVENTAIL d’Hubert Haddad (1947-

Editeur : Zulma (2013) Prix 17€ ISBN 9782843045974

Editeur : Zulma (2013)
Prix 17€
ISBN 9782843045974

Ce livre nous conte une histoire d’initiation et de transmission qui, au-delà de l’art de la composition d’un jardin ou d’un haïku associé à une peinture d’ éventail, se révèle une quête de sérénité. Il s’agit donc du «legs invisible du vieux maître» à son disciple, un legs à compléter car on ne peut approcher le mystère du monde que dans la solitude.

Le Peintre d’éventail, court roman d’Hubert Haddad, nous entraîne dans un Japon imaginaire au temps suspendu grâce à une belle écriture poétique qui réussit à saisir la grâce éphémère de chaque instant à la manière de ces haïkus qui parfois le ponctuent.

« Ma prédilection pour les aurores tient à cette espèce d’insomnie du plein jour qu’on appelle ennui.« 

« Peindre un éventail, n’était-ce pas ramener sagement l’art à du vent? »

L’écriture d’Hubert Haddad est fortement métaphorique et on est séduit par la richesse de la palette du peintre qui décline ses nuances de lumières et de couleurs, attentif aux divers plans et perspectives, mais aussi par la variété des sonorités – murmures de l’eau ou chant des oiseaux, pierres qui roulent et bruissements des végétaux – sans compter la subtilité des odeurs et des parfums. Et l’auteur excelle toujours à décrire des femmes  lumineuses avec sensualité et simplicité. Des descriptions qui vous emmènent très loin car leur beauté révèle l’invisible.

Le peintre d’éventail  rappelle souvent par ailleurs l’atmosphère dans laquelle baigne un autre petit roman « japonisant » enchanteur et mystérieux semblant transcender les frontières entre la vie et la mort : Seta (Soie) d’Alessandro Baricco. Un livre dont le héros en quête de sérénité se lance lui aussi dans la composition d’un jardin zen entre deux voyages au Japon, ce pays où la soie est si fine qu’on a l’impression de « tenir entre ses doigts le néant ».

 Disponible au format poche depuis 04/2014

Publicités
Cet article a été publié dans Japon, Littérature Française. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour LE PEINTRE D’ÉVENTAIL d’Hubert Haddad (1947-

  1. bib37008 dit :

    Je vous conseille vivement « Soie » d’Alessandro Baricco », un petit roman sensuel, historique, documentaire. Ouvrez cet écrin : « Une vague d’émotions accompagne ce roman qui se lit en toute intimité, vous serez ce voyageur qui découvre le Japon par cette petite porte entrebâillée par Alessandro Baricco ».
    Laissez-vous tenter par « L’homme qui avait soif » de Hubert Mingarelli (2014), l’histoire d’un traumatisme et d’une amitié entre hommes dans un Japon meurtri par la guerre. Petit roman également « japonisant ».
    Claudine
    Bibliothèque Athée-sur-Cher

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s