NEIGE de Maxence Fermine (1968 –

japon1Au Japon, à la fin de XIXe siècle, le jeune Yuko s’adonne à l’art difficile du haïku. Désireux de perfectionner son art, il traverse les Alpes japonaises pour rencontrer un maître. Les deux hommes vont alors nouer une relation étrange, où flotte l’image obsédante d’une femme disparue dans les neiges. Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l’amour ont la fulgurance du haïku. On y trouve aussi le portrait d’un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s’affronte aux forces de la vie.

« La poésie n’est pas un métier. C’est un passe-temps. Un poème c’est une eau qui s’écoule » affirme le père à son filsLa réponse de Yuko : « C’est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps. »

« Autour de ce motif de la neige, Maxence Fermine dessine entre les lignes un portrait subtil de la culture japonaise, de son rapport au temps et à la nature, à la contemplation. » Le Monde des Livres

japon2Ce texte a aussi été édité chez Arlea avec de très belles illustrations de Georges Lemoine. Pour le moment cet ouvrage est épuisé.

La réussite d’un premier roman se mesure souvent à son originalité, à l’effet de surprise. Mais si la surprise est bien présente à travers ce beau texte de Maxence Fermine, elle se manifeste par des voies inattendues : discrétion, modestie et simplicité de ton, mises au service d’une écriture dépouillée, sans artifices. Cette forme, étroitement inspirée des haïkus japonais, correspond très précisément à son héros, un jeune poète obsédé par la neige et les haïkus… profondément imprégné de culture japonaise, l’auteur a su s’en libérer pour créer une œuvre très personnelle. On a rarement vu prose et poésie associées en si totale symbiose : un miracle d’équilibre. Sans prétention avouée, ce petit conte nourrit pourtant plus d’ambition qu’il n’y paraît, abordant les thèmes de l’amour, de la mort et de la création. Et si charmeuse soit-elle, cette authentique poésie cache une violence sourde et une vraie profondeur de pensée.

Publicités
En passant | Cet article a été publié dans Japon, Leur Premier Roman, Littérature Française, Texte intégral illustré. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s