VINGT-QUATRE HEURES D’UNE FEMME SENSIBLE de Constance de Salm (1767-1845)

constance

Editions Libretto
Prix 8.10€
ISBN 9782752907660

Roman épistolaire . Composé de quarante-quatre lettres, ce roman unique et atypique écrit par la princesse Constance de Salm en 1824, fait état de tous les tourments que traverse la narratrice après avoir vu son amant monter dans la voiture d’une belle jeune femme à la sortie de l’opéra.
Constance de Salm y décrit avec passion et justesse les états d’âme que tout cœur aimant connaît un jour ou l’autre, de la jalousie au dépit amoureux en passant par la colère et le désespoir. L’auteure de ces lettres ne s’épargne rien durant cette terrible journée.

« Comment ta bouche a-t-elle pu prononcer cet adieu presque indifférent que tu m’as adressé furtivement en passant ? …N’as-tu donc jamais éprouvé que le dernier mot que l’on se dit en se quittant laisse dans l’âme une impression qui dure jusqu’à ce que l’on se revoie?« 

« Les hommes sont bizarres ; ils ne savent rien refuser à une femme qui leur est étrangère, et celle qui mérite le plus leurs égards semble toujours celle qui en obtient le moins.« 

C’est l’amour fou, furieux, dans sa plus belle expression.  » Je n’ai plus qu’une pensée, celle d’être à vous ;  qu’une crainte celle de ne l’être pas« .

Une postface de Claude Schopp, spécialiste et biographe de Dumas, permet d’en apprendre beaucoup sur l’étonnante et très forte personnalité de cette femme qui influença nombre d’écrivains majeurs de son temps. Poétesse et dramaturge, celle que l’on surnommait  » la muse de la Raison  » défendit ardemment la cause féminine et tint un brillant salon littéraire, ou se côtoyèrent Alexandre Dumas fils, Paul Louis Courier, Stendhal et Houdon. « 

Devenue princesse de Salm par son second mariage, elle ne manquera pas d’interpeller Napoléon sur certains articles du Code civil, notamment l’article 324 qui indique que « le meurtre commis par l’époux sur l’épouse, ainsi que sur le complice, à l’instant où il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale, est excusable ».

 

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